Choisir le volume de ses prothèses mammaires est souvent l’une des principales préoccupations avant une augmentation mammaire. Beaucoup de patientes arrivent en consultation avec une idée relativement précise : 250 cc, 300 cc, 350 cc, parfois davantage. Pourtant, le nombre de centimètres cubes ne suffit absolument pas à prédire le résultat final.

Deux femmes recevant exactement le même volume peuvent obtenir des résultats très différents. La largeur du thorax, le volume mammaire déjà présent, la qualité de la peau, la position des seins, la silhouette générale mais aussi la forme et la projection de l’implant modifient considérablement le rendu. Les méthodes de sélection reposant sur les mesures anatomiques de la poitrine permettent justement de mieux adapter l’implant à chaque patiente.

Commencer par définir le résultat que l’on souhaite

Avant de parler de 300 ou 400 cc, il est généralement beaucoup plus utile de se demander quel type de poitrine on souhaite obtenir.

Certaines patientes recherchent une augmentation très discrète, avec une poitrine qui semble naturellement plus développée. D’autres veulent davantage remplir le décolleté ou retrouver le volume perdu après une grossesse, un allaitement ou un amaigrissement. Certaines souhaitent au contraire une transformation beaucoup plus visible de leur silhouette.

Lors de la consultation, il est donc utile d’exprimer son souhait avec des mots simples :

  • une poitrine naturelle et discrète ;
  • davantage de galbe dans la partie supérieure du sein ;
  • un décolleté plus marqué ;
  • une poitrine plus projetée ;
  • un résultat visible mais proportionné ;
  • une augmentation importante et volontairement assumée.

Cette discussion est souvent beaucoup plus informative pour le chirurgien qu’une demande limitée à « je voudrais 350 cc ».

Les cc ne correspondent pas directement à une taille de bonnet

Les implants mammaires sont notamment caractérisés par leur volume, exprimé en centimètres cubes ou cc. Il est tentant d’essayer de convertir ce chiffre en taille de soutien-gorge : 250 cc correspondraient à un bonnet donné, 350 cc à un autre, etc.

Cette équivalence est trop approximative pour permettre de choisir correctement une prothèse.

La taille finale dépend du sein existant avant l’intervention, de la largeur du thorax, de la forme de l’implant et de sa projection. Les tailles de soutien-gorge varient également selon les marques et les méthodes de mesure.

Il vaut donc mieux utiliser le volume en cc comme un paramètre de comparaison entre plusieurs implants adaptés à sa morphologie, plutôt que comme une promesse de taille de bonnet.

La largeur du thorax est fondamentale

Le choix commence généralement par l’analyse de la poitrine existante. Le chirurgien mesure notamment la base mammaire et étudie les proportions du thorax.

Cette largeur contribue à déterminer les dimensions d’implant qui peuvent être envisagées. Une prothèse trop large peut dépasser les limites naturelles du sein. À l’inverse, un implant particulièrement étroit peut ne pas correspondre au résultat recherché.

La littérature consacrée à la planification des augmentations mammaires souligne ainsi l’importance des dimensions du sein, de la paroi thoracique, de la peau et des tissus mous dans le choix de l’implant.

C’est pourquoi comparer son volume d’implant à celui d’une amie ou à celui d’une patiente vue sur les réseaux sociaux présente assez peu d’intérêt. Un excellent résultat avec 320 cc chez une femme ne signifie absolument pas que 320 cc sera le bon choix chez une autre.

Volume et projection : deux notions différentes

Un autre élément souvent mal compris est la projection de l’implant.

Deux implants peuvent présenter un volume similaire mais des dimensions différentes. L’un peut avoir une base relativement large avec une projection modérée, tandis qu’un autre peut être plus étroit et davantage projeté vers l’avant.

Le résultat visuel peut donc être très différent alors que le nombre de cc est identique.

La question ne devrait donc pas uniquement être :

« Combien de cc dois-je choisir ? »

Elle devrait plutôt devenir :

« Quelles dimensions et quelle projection permettent d’obtenir le résultat que je souhaite tout en restant adaptées à ma poitrine ? »

Le volume mammaire déjà présent change complètement le résultat

Une patiente présentant très peu de tissu mammaire et une patiente ayant déjà une poitrine relativement développée n’obtiendront pas le même résultat avec une prothèse identique.

L’implant vient s’intégrer à une anatomie existante. Il faut notamment tenir compte :

  • du volume mammaire naturel ;
  • de l’épaisseur des tissus ;
  • de la quantité de peau disponible ;
  • de la tonicité de cette peau ;
  • d’une éventuelle asymétrie ;
  • de la position des mamelons ;
  • d’une éventuelle ptose mammaire.

Une augmentation mammaire ne consiste donc pas à poser un objet de taille prédéterminée sur une poitrine. Il s’agit de choisir un implant compatible avec une enveloppe cutanée et mammaire particulière.

Attention à vouloir choisir trop gros uniquement par peur de regretter

Une inquiétude fréquente consiste à penser : « Et si je trouve ma poitrine trop petite après l’opération ? »

Cette peur peut pousser à augmenter progressivement le volume choisi : 300 cc deviennent 325, puis 350, puis 375 cc.

Mais raisonner uniquement de cette manière n’est pas idéal. Un implant plus volumineux doit toujours rester compatible avec les caractéristiques des tissus et la morphologie. Le chirurgien doit également discuter des conséquences et des risques liés aux implants mammaires et à leur évolution dans le temps. Les implants sont des dispositifs médicaux et ne doivent pas être considérés comme des dispositifs nécessairement définitifs pour toute la vie.

L’objectif n’est donc pas de choisir « le plus gros volume possible », mais le volume donnant le meilleur compromis entre le souhait esthétique et les possibilités anatomiques.

Essayer plusieurs volumes pendant la consultation

Lorsque cela est proposé, les essayages avec des prothèses externes peuvent aider à comprendre les différences entre plusieurs volumes.

Il peut être intéressant de tester plusieurs options relativement proches : par exemple un résultat discret, un résultat intermédiaire et un résultat plus affirmé.

L’objectif n’est pas nécessairement de sélectionner immédiatement un chiffre précis. L’essayage sert surtout à comprendre dans quelle direction se situe sa préférence.

Des photographies de résultats peuvent également aider, à condition de regarder des patientes dont la morphologie initiale est relativement comparable.

Penser à toute la silhouette

Une poitrine est rarement jugée isolément. Son volume est perçu par rapport :

  • aux épaules ;
  • à la largeur du thorax ;
  • à la taille ;
  • aux hanches ;
  • à la hauteur du buste ;
  • à la morphologie générale.

Un même volume peut ainsi paraître relativement important sur une silhouette très fine et beaucoup plus discret sur un thorax plus large.

Lors du choix, il est donc intéressant de regarder le résultat attendu de face, de trois quarts et de profil, plutôt que de se concentrer uniquement sur le décolleté.

Après une grossesse ou un amaigrissement, le problème n’est pas toujours uniquement le volume

Certaines femmes demandent une augmentation mammaire parce qu’elles trouvent leur poitrine « vide ». Cette situation est fréquente après une grossesse, un allaitement ou une perte de poids.

Mais il faut distinguer un manque de volume d’un relâchement véritable du sein.

Dans certaines situations, ajouter un implant peut restaurer le galbe recherché. Dans d’autres, lorsque la peau est très relâchée et que le sein est descendu, le chirurgien peut discuter d’autres possibilités, notamment un lifting mammaire associé ou non à un implant.

Choisir simplement une prothèse beaucoup plus volumineuse pour essayer de « remplir la peau » n’est donc pas nécessairement la meilleure stratégie.

Faut-il arriver chez le chirurgien avec un nombre précis de cc ?

Non.

On peut naturellement avoir une préférence ou avoir effectué quelques recherches avant la consultation. Mais il est parfaitement normal d’arriver en disant :

« Je souhaite une augmentation visible, mais je veux rester proportionnée. »

ou :

« Je voudrais surtout retrouver le volume que j’avais avant mes grossesses. »

Le rôle de la consultation est précisément de transformer ce souhait esthétique en paramètres techniques compatibles avec la morphologie. Metaesthetics rappelle également que l’examen clinique, avec notamment l’analyse du thorax, de la peau et de la position des seins, conditionne les possibilités réellement envisageables.

Le beau a sa vie dans l’apparence. Georg Wilhelm Friedrich Hegel

Le bon volume est celui que l’on choisit avec sa morphologie, pas contre elle

Il n’existe donc pas de volume universel idéal.

Pour certaines femmes, une augmentation relativement modérée donnera déjà une transformation importante. Pour d’autres, un volume supérieur sera nécessaire pour obtenir une modification comparable.

Le choix final doit résulter de la rencontre entre trois éléments : le résultat souhaité par la patiente, les caractéristiques anatomiques de sa poitrine et l’analyse technique du chirurgien.

Il est généralement plus pertinent de choisir entre plusieurs implants dont la largeur, la projection et le volume sont cohérents avec le thorax que de chercher absolument à atteindre un nombre de cc décidé avant la consultation.

Pour approfondir les différentes possibilités, le déroulement de l’intervention et les critères de choix d’un praticien dans le canton, consultez le guide Augmentation mammaire à Genève de Metaesthetics.

Ce guide fournit une information générale et ne remplace pas une consultation individuelle avec un chirurgien qualifié.