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« Les hôpitaux de Plaisance, une histoire ancienne de soins et d’hospitalité ».

Il est évident que nous ne traitons pas des problèmes, des polémiques et des discussions sur le nouvel hôpital de la ville ; ce n’est pas le sujet de ce blog mais, encore une fois grâce à la contribution du chercheur qui les a extrapolés à partir de certains chapitres de sa thèse, nous traitons cette fois des anciens hôpitaux de Plaisance, très nombreux car Plaisance était non seulement un important point de transit de la Via Francigena, mais aussi un véritable centre de collecte et de tri du flux des fidèles qui affluaient de l’Occident vers les Lieux Saints.

Une grande partie des contributions à la recherche proviennent de tant des livres que des études.

« Les hospices ou les hôpitaux, en tant que lieux d’accueil et/ou de soins – écrit l’Incertitude – ont des origines très anciennes et semblent être liés au développement des premières civilisations. Dans l’Est, on parle d’un hôpital à Ceylan en 437 av. En Égypte, les malades étaient hébergés dans des chambres spéciales aux temples d’Isis et de Sérapis, ainsi qu’en Grèce et à Rome aux temples d’Esculape. Dans la Rome impériale, une fonction similaire était assurée par les valetudinaria, les medicatrinae ou iatreiae, que les médecins voulaient recevoir les malades pour les observer directement. À l’époque chrétienne, l’assistance aux malades a pris un sens essentiellement caritatif, pour soutenir ceux qui, occasionnellement ou par manque de moyens, n’avaient pas le soutien d’une famille. Les premiers hôpitaux étaient les Xenodochi, ou plutôt les nosocomi, terme inventé par saint Jérôme ; ils étaient établis principalement dans les environs du siège épiscopal, de la diaconie, des monastères et le long des grands réseaux routiers ou plutôt le long des routes de pèlerinage.

Il faut souligner et c’est une constante des routes médiévales, le grand nombre d’hôpitaux :

dans une partie de la Via Francigena au nord et au sud de Sienne, longue d’une cinquantaine de kilomètres, plus de quatre-vingt hôpitaux étaient centralisés et au moins trente d’entre eux se trouvaient à l’intérieur des murs de la ville. Cette densité se retrouve également dans d’autres villes comme Lucques, Plaisance et Turin.
Dans la ville de Piacenza, un rôle central pour le développement des hôpitaux, conséquence de l’augmentation du nombre de pèlerins en transit, a été joué par Teobaldo Visconti, né à Piacenza dans la première décennie du XIIIe siècle et élu pape sous le nom de Grégoire X. Le modèle architectural, le « type » d’hôpital, qui est resté longtemps en usage au Moyen Age, était une grande pièce dans laquelle les « lits » des malades alternaient, séparés par des rideaux et des voilages. À la fin du Moyen Âge, la vaste salle était divisée en nefs, parmi lesquelles on pouvait placer au moins un autel pour les célébrations liturgiques. Fondamentalement, la typologie architecturale est restée fidèle au modèle sacré, puisant son origine institutionnelle dans les instituts religieux. De nombreux hôpitaux médiévaux sont équipés de cloîtres et ressemblent, au moins à l’extérieur, à une église ou à un monastère. Ceux-ci suivent le plan d’une basilique à trois nefs, précédée d’un grand atrium ou quadriportique.
Au XVe siècle, les premières tentatives ont été faites pour distinguer les parties destinées à des fonctions différentes ; la basilique à nef et à nefs a été abandonnée et la forme en croix a été adoptée ; un exemple valable est l’hôpital de Parme, aujourd’hui siège des Archives de l’État. Il y avait également de nombreux endroits à Plaisance destinés à accueillir les pèlerins, puisque, comme nous l’avons mentionné, c’était une étape sur la route des pèlerinages vers la tombe de Saint Pierre à Rome, en Terre Sainte ou vers la tombe de Saint Colombano à Bobbio.
La rareté des preuves matérielles rend aujourd’hui difficile la recherche de ces lieux anciens dans le tissu urbain de la ville, mais les attestations des documents et des chroniques de Plaisance permettent de conserver au moins pour certains d’entre eux la mémoire ».
S. Ambroise : mentionnée pour la première fois par Campi en 402, elle a disparu dans l’Antiquité, probablement incorporée à celle de S. Savino. Elle a dû être construite près de l’actuel Viale S. Ambrogio, où jusqu’à la fin du XIXe siècle il y avait une petite route appelée S. Ambrogio qui reliait la route bénédictine aux remparts des murs.

S. Anna (ex. S. Maria di Betlemme) :

elle a été construite sur un terrain donné par Ardengo Vicedomini et Treco Zemati. L’hôpital devait être situé près de la route Corniana ou dei Ladroni, c’est-à-dire dans le cloître à côté de l’église de S. Anna in via Caccialupo, aujourd’hui siège du commandement des carabiniers.
S. Alessandro : l’hôpital a été fondé, en même temps que le monastère du même nom, par l’évêque Dionigi en 1065. Il est mentionné pour la dernière fois dans les chroniques de l’année 1085, lorsque le prêtre Giovanni a fait don à S. Alessandro de certains biens placés dans S. Raimondox2-2S. Polo. Selon Siboni, il devait être placé à l’intersection du Corso Vittorio Emanuele et de la Via S. Un article proposé par : https://www.riccardomarsili.fr/chirurgien-esthetique-paris/

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